Le show AB ressuscité à Bercy en 2010, retour sur un concert pas comme les autres

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Jean-Luc Azoulay l’a fait. Les médias auront eu beau tout essayé pour démolir comme à la bonne vieille époque son petit univers, mais le producteur mythique d’AB a réussi son objectif : réunir en 2010 les fans des artistes AB dans la mythique salle de Bercy. Certes on est loin des salles combles des années 90, mais sans émission à l’antenne et sans véritable promo, le coup de force de JLA est à saluer.
Les sitcomologues sont en admiration devant cet élan de nostalgie et l’énergie que dégagent les anciens d’AB.

Pourtant rien n’a été épargné pour JLA et son équipe. Difficile tout d’abord de dégager un consensus auprès des fans de Dorothée, d’Hélène et des autres. Tout d’abord, les fans de Dorothée, présents sur trois grands sites (Chere Do, Génération Do et Absolumentdorothée) n’ont pas vu d’un bon œil la participation des Hélène, Rippert, Roch and co… Car oui, à l’Olympia en Avril 2010, c’est bien la seule Dorothée qui était sur scène.

On a ainsi pu voir sur ces forums une véritable guerre entre les Dorotistes (ou Dor-autistes) et Hélènistes, avec son lot inévitable d’extrémismes et d’insultes contre les membres de la « Team Hélène » ou des fans des Musclés (rares, il est vrai). La communauté rippertiste, très implantée dans les rangs de la sitcomologie, a aussi été victime des moqueries de ces fans de Dorothée, qualifiant Christophe Rippert de « ringard » (sic). Heureusement, à l’approche du concert, et face à l’attaque médiatique qu’ont vécu les anciens d’AB, la communauté des fans d’AB s’est resserrée et personne n’a lynché les anciens d’AB (certains parlant de jets de tomates sur la pauvre Hélène…)

Jean-Luc Azoulay face aux médias, aux fans… et à la neige

Car oui, le concert a été laminé avant même le 18 Décembre. Les médias s’en sont donnés à cœur joie : « Bercy ne fera pas salle comble », « Dorothée… le flop » … voilà ce qu’ont titré les journaux et autres sites pendant des semaines. Difficile de motiver les gens dans ces conditions. Mais pourquoi donc un tel acharnement ? On sait très bien que la réussite d’AB dans les années 90 a été loin de faire l’unanimité dans le microcosme parisianiste. Les années ne semblent donc pas avoir atténué la haine que provoque encore l’activité de JLA dans le « milieu ». Pour Fabien Remblier, ce sont tout simplement des « jaloux ». Car oui, qui pourrait à l’heure actuelle en France réussir un tel come-back… à part Dorothée ?!

Enfin dernier obstacle de taille… la neige ! Et pas celle de l’Himalaya, mais bien celle de Paris, qui a laissé à quais quelques sitcomologues désabusés. Un vrai merdier météorologique, mais qui n’a provoqué heureusement aucune annulation (contrairement au concert de Lady Gaga du lendemain).

On l’aura vu, le concert de Dorothée à Bercy aura été un véritable parcours du combattant. Heureusement Azoulay avait tout prévu puisque IDF1 a diffusé le concert en direct absolu. Et sus aux mauvaises langues qui prévoyaient un déluge de problèmes techniques, la diffusion a été limpide malgré des moyens limités.

La première partie : le Jacky Show ressuscité !

Le concert débute par un pot-pourri des génériques du Club Dorothée. Ainsi dès les premiers instants, on comprend que le spectacle sera placé sous le signe de la nostalgie. Puis Dorothée arrive entourée d’une horde de danseurs en tenues fluo (on apprendra par la suite que ce sont les successeurs des Windows, oui ceux qui se trémoussaient sans arrêt les Mercredi après-midi dans le Club Do). La voix de Dorothée est destroy, mais la motivation est là. On comprend tout de suite que la grande prêtresse de la soirée va tout donner pour ses fans venus de la France entière. Dorothée enchaîne avec le hit « Allo Allo Monsieur l’Ordinateur » : hymne futuriste des amours fichés sur ordinateurs. Le spectre d’Edwige n’est pas loin quand Dorothée parle de « données », de « fichiers ». Malheureusement la version 2010 ne met pas à l’honneur les voix modifiées par le vocodeur délicieusement kitsch de la version originale.

Ouais, fais le malin, mais tu vaudras jamais un Eric à la guitare.
Ouais, fais le malin, mais tu vaudras jamais un Eric à la guitare.

Ensuite débarque Max, le guitariste « rock’n’roll » de la soirée, pour un bon vieux rock des familles. Overdose de solos, chorus à base de « wou wou », voix rocailleuse à base de clopes, le « Ne bougez pas j’arriiive… Dorothéééé » enflamme Bercy. La tournée d’Eddy Mitchell est peut-être annulée en Lorraine, mais c’est avec Dorothée qu’il faut être pour entendre du bon vieux son vintage. Ici on rend hommage à Buddy Holly, Elvis, Nashville… bref l’univers azouléen comme on l’aime.

Merguez Party à Bercy

Après cette entrée rock’n’roll sympathique, les choses sérieuses commencent avec l’apparition des Musclés dans un Bercy pas tout fait prêt psychologiquement à entendre ça. Car oui, les quatre Musclés survivants (René, paix à ton âme) démarrent leur prestation sans vaseline par la « Fête au Village ». Bercy devient soudainement le lieu de la beaufitude absolue, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Oulalala, ça c'est encore un coup de Valérianne !
Oulalala, ça c’est encore un coup de Valérianne !

« La Fête au Village », puis la « Merguez Party ». Voilà les deux titres les plus emblématiques du groupe phare de Dorothée. Certes nos Musclés ont pris un vrai coup de vieux, mais les valeurs sûres du groupe demeurent : Framboisier et Minet ont encore leurs brushings, le Lai-lai-hi-hou d’Eric tient encore la route et Rémy ne sert toujours à rien ! On notera le bel hommage du groupe à son saxophoniste décédé l’année dernière dans les paroles de la Merguez Party : « Le grand René avait servi l’apéro ». Sympa mais triste quand même. Les Musclés poursuivent avec leur chanson de Noël, « Le Père Noël des Musclés », assez ennuyeuse avouons-le. Puis vient un hit que beaucoup ont bizarrement oublié, « La Musclada » (!). On notera que même les Musclés sont atterrés par le niveau de la chanson… c’est dire.

Minet, bioman, et Ariane

Alors que les Musclés semblent avoir fini leur job, c’est l’inénarrable Bernard Minet qui reste sur la scène pour un duo avec Dorothée avec la chanson « Tourterelle ». De quoi plomber l’ambiance. Heureusement Minet poursuit son œuvre avec ses interprétations de ses tubes mythiques : « Bioman », « Juliette Je T’aime » et surtout « Les Chevaliers du Zodiaque ». Apparemment en pleine forme, Minet semble prendre son pied dans son rôle de porte-parole des « japonieseries ». Le chant n’est pas toujours juste, mais l’énergie est là, et c’est le plus important.

"Force premier degré".
« Force premier degré ».

Pour enfoncer le clou, c’est Ariane qui déboule pour honorer le « plus grand des héros » : Sangoku de Dragon Ball bien sûr ! C’est la surprise la plus totale dans Bercy car Ariane n’avait pas été annoncée ! Passé l’effet de surprise, entendre et surtout voir Ariane qui chante « Dragon Ball Z » demeure une expérience pour le moins angoissante, dans les 90’s comme aujourd’hui.

L'abus de haricots magiques est dangereux pour la santé.
L’abus de haricots magiques est dangereux pour la santé.

On admettra volontiers que la démarche est louable, et que l’émotion d’Ariane est bien là, malgré la tiédeur d’un public amorphe. Heureusement la gentille Dorothée ne lui en tient pas rigueur et clame haut et fort son amitié avec la néo-bouddhiste : « Elle est pas très grande par la taille, mais c’est une très grande amie de cœur. »

Après un tel choc, Dorothée se devait de plomber l’ambiance avec sa chanson sur l’amitié. Heureusement, le meilleur est à venir.

Christophe Rippert : « I AM BACK »

« Bonsoir Bercy. Vous allez bien ? Moi aussi. » La communauté rippertiste n’y croyait plus. Pourtant, un miracle s’est bien réalisé ce Samedi 18 Décembre 2010 : Christophe Rippert, LE chanteur AB, est revenu sur scène pour chanter… « Un Amour de Vacances », son plus grand tube sans aucun doute. Nous avons longuement disserté sur l’œuvre rippertienne dans ce blog, et force est de constater que le phénomène Christophe Rippert a encore de belles années devant lui. Toujours aussi beau gosse, bien sapé et visiblement en pleine forme, Christophe est content d’être là. L’idole des filles des années 90 a magistralement interprété son hit de l’été. Deux bémols toutefois : les deux choristes, qui ont la fâcheuse tendance à couvrir les voix des artistes et qui ont surtout le malheur de chanter plutôt juste… Autre reproche, aucune autre chanson ne sera chantée par Christophe. Quid de « Tu me fais vraiment craquer » ou « Rien que du brouillard » qui auraient largement eu leur place dans cette belle soirée.

Quoi qu’il en soit, Christophe est clairement en communion avec le public. On prend vite conscience que Christophe est fait pour la scène, devant un public. A l’aise, il reprend ses fondamentaux avec le public : « Merci merci merci du fond du cœur… c’est wow… wow. Alors, comme tout passe très très vite, je veux profiter de moment là pour remercier toutes ces années AB, Jean-Luc et Dorothée de m’avoir invité à cette superbe fête. Parce que même si le temps passe comme ça comme un éclair, eh ben y a des émotions, des moments qui sont magiques, comme ceux j’ai passé avec vous… c’est fabuleux, alors merci, merci du fond du cœur. Je voudrais, wow… merci. Alors j’ai une surprise pour vous. Il y a quelques mois puisque je suis très gâté, j’ai rencontré une femme extraordinaire et j’ai eu envie de lui dédier une chanson. Et alors que j’étais à Los Angeles j’ai rencontré un mec formidable, Alias, qui est dans la salle, Michel qui est aussi là qui a composé les paroles, je voudrais la faire partager avec vous. »

C’est donc un Christophe Rippert culotté qui tente sa chance avec une chanson inédite, en anglais (la seule de la soirée d’ailleurs). Difficile de séduire le public de ce soir, constitué de bataillons de fans de Dorothée et d’Hélène, donc peu enclins à découvrir de nouveaux horizons.

Les rippertistes en force !
Les rippertistes en force !

C’est donc auprès des rippertistes que l’on cherchera des impressions. Tout d’abord, c’est à la fan numéro une de cette soirée, une certaine Blandine, que revient l’honneur de nous parler de Christophe, son idole : « J’étais peut être la seule rippertiste avec pancarte mais je n’étais pas du tout la seule rippertiste de la fosse !! Déjà, dans la file d’attente, il y avait un groupe de 5 ou 6 personnes qui chantaient ses chansons à tue-tête ! Et quand il est arrivé sur scène, les filles étaient en transe ! (rires) Même celles qui n’étaient pas venues pour lui à la base ont craqué ! Il faut dire qu’il était en mode bo goss à 100% Le tenue, les poses… la totale ! C’était marrant de le voir se transformer en bo goss moderne, alors qu’on a plutôt l’habitude de mater de vieilles vidéos ou il fait quand même plutôt bo goss démodé ! Mais il est toujours aussi beau, et super à l’aise sur scène. J’ai bien aimé sa nouvelle chanson. Le son n’était pas top dans la salle sur sa chanson malheureusement. Donc sur le moment, pas compris grand-chose des paroles. Mais j’ai bien kiffé quand même. Et là, à la réécoute, à part un accent anglais à travailler un peu, je trouve ça vraiment très bien. »

La Rippertmania est de retour en 2011 !

Autre rippertiste présent dans la salle et pas des moindres, David Girard, figure sitcomologique bien connue de nos lecteurs, analyse pour nous le phénomène Rippert : « Christophe a été excellent sur scène et le nouvel arrangement de « un amour de vacances » (version 2010) semble avoir conquis le public qui a repris en cœur les paroles. C’était vraiment beau de voir tout ce monde (près de 7000 spectateurs) chanter du Rippert après 15 ans d’absence !!! Il a également chanté une chanson inédite en Anglais « I’m back ». Cette balade aux sonorités pop devrait être disponible début Janvier 2011 sur iTunes. Dommage que Jean-Luc Azoulay n’ait pas prévu dans le programme un medley des plus grands tubes de Christophe…. Même si la prestation du grand Monsieur Rippert a été courte, elle fût vraiment géniale avec son charisme sur scène et cette voix de séducteur ! J’ai eu la chance et le privilège de rencontrer Christophe Rippert après le show, c’est quelqu’un de très sympa et très vrai. Je pense vraiment qu’il est prêt pour son come-back. Donc attention les Rippertistes, la Rippertmania est de retour en 2011 ! À suivre… »

A quand un duo David Girard/Christophe Rippert ?
A quand un duo David Girard/Christophe Rippert ?

Le forum des rippertistes avait été le seul à le pressentir, et c’est arrivé : Christophe Rippert est de retour, ou plutôt is back puisqu’il écrit de nouvelles chansons… en anglais ! C’est de bonne augure puisque l’année 2011 devrait voir l’apparition de plusieurs chansons sur internet, avant pourquoi pas un album et une tournée ! Nous ne pouvons que saluer la nouvelle et nous serons comme toujours à l’avant-garde du rippertisme !

Cri-cri d’amour au bar de Jess

Après Rippert, c’est au tour de l’autre rock star d’AB de faire son apparition sur la scène de Bercy : Sébastien Roch himself, que les fans d’AB connaissent sous le nom du « Cri-cri d’amour ». Son entrée est assez surréaliste puisque on le voit jouer de la batterie, comme à la bonne vieille époque. Le Roch continue son show vintage en nous gratifiant d’un superbe « Au Bar de Jess », chanson culte de l’underground d’AB. Puis Sébastien se fait plaisir en jouant ses nouveaux titres, « Les Sandales » et « Puce de Luxe », de bonnes chansons dans le style « Nouvelle scène française ».

Wow, on n'a jamais aussi bien tourné !
Wow, on n’a jamais aussi bien tourné !

Les sitcomologues restent sur leur faim puisqu’on attendait plus de vieux titres tels que « Pousse petit vent » ou encore « J’t’aime toujours ». Mais Sébastien est à créditer d’une très bonne performance, pleine de maturité et d’humour. Même la participation de son fils et sa chorégraphie indéchiffrable n’est pas à blâmer tant l’attitude de Sébastien Roch faisait plaisir à voir.

Hélène reste Hélène. Et c’est ce qu’on préfère chez elle

Enfin, le Jacky Show de Bercy accueille l’autre star de la soirée, Hélène Rollès, pour son grand retour. Quand on la voit débouler sur Bercy, on se dit que la soirée va être difficile pour la star des sitcoms AB : stressée, maquillée sauvagement (les fans de Dorothée vous diront comme un pot de peinture) et surtout obligée de chanter le très mauvais single de Dorothée « Salut, ça va », la soirée d’Hélène est mal engagée.
Pourtant la magie opère immédiatement quand Hélène chante ses tubes. « Hélène je m’appelle Hélène » reste l’hymne des hymens. Que d’émotions à la vue d’un Bercy reprenant en cœur le medley en forme de best-of d’Hélène ! De quoi rendre jaloux les plus extrémistes des Dor’autistes…

Laissons le mot de la fin à une sitcomologue présente sur les lieux qui résume ce que nous pensons : « Hélène reste Hélène. Et c’est ce que je préfère chez elle. Même si je trouve qu’à bientôt 44 balais ça le fait pas trop de chanter du « Hélène je m’appelle Hélène » où les générique de ses séries. Telle une Michelle Torr dans la tournée des viocs « Age tendre et tête de bois ». Donc bonjour la crédibilité. Mais bon, c’était quand même bien sympa et ça m’a moi aussi rappelé mes défonces nocturnes devant AB1 ou NRJ12. Alors merci Hélène ! Et surtout merci pour avoir chanté « Peut être qu’en septembre » la chanson du couple le plus phare des années AB: Cricri et Johanna. Par contre côté maquillage, elle était blindée la pauvre Rollès. Quant à sa tenue de scène certains Dor’autistes ne se sont pas gênés sur les forums pour comparer ses fringues à ceux d’une pouf. Ce sont juste ses collants gris que j’ai trouvé horribles, avec ses grosses chaussures de Spice girls. »

La première partie du concert s’achève avec la chanson du Club Do reprise par toute la fine équipe. Bonheur City is back !

Après un entracte où l’on a la joie de voir Madame Azoulay-Bouysse en mode reporter dans la fosse de Bercy (et sa jolie voix criarde), la concert reprend de plus belle pour au final… plus de 3 heures (!) de show, comme à l’ancienne.

Dorothée slame, Corbier nous la joue capitaine de soirée

Les sitcomologues n’ont pas grand-chose à dire sur cette partie où Dorothée reprend son monopole. Entre les bandes sons de dessins animés et les chansons enfantines, on s’ennuie quelque peu. Mais les fans de Dorothée eux prennent leur pied, et c’est bien comme ça. Il faut dire que Dorothée y met du sien et sa voix s’améliore au fil du spectacle. Bémol quand même sur la version de la « Valise » (et mes chaussettes à petits poids…), dont l’interprétation est identique à celle de l’Olympia dans laquelle Dorothée s’évertue à imiter Grand Corps Malade et son slam de collégien. Encore une fois, l’effet comique est raté. De même, le petit show avec Jacky (Oh qu’il est bête) manque clairement de spontanéité puisque c’est un copié-collé de l’Olympia.

Putain, Martine et Francine. Sorties de l'armoire pour une seule pauvre chanson. Triste.
Putain, Martine et Francine. Sorties de l’armoire pour une seule pauvre chanson. Triste.

Heureusement déboule un Corbier goguenard. Comme à son habitude, il amène un doux vent de second degré et de bonne humeur. » Le Nez de Dorothée » reste toujours sympathique, mais c’est surtout « Capitaine la galère », une composition récente, qui séduit tous les nostalgiques des années AB. Une vraie réussite pour un Corbier qui restera à jamais décalé dans l’univers AB. Enfin, le concert s’achève avec les « Neiges de l’Himalaya », tube incontournable pour toute la communauté des fans d’AB.

« Faute de moyens ou de radinerie de la part du père Azoulay… Perso je pencherais plus pour la deuxième option »

En conclusion, les sitcomologues tiennent à saluer cet excellent concert malgré un contexte peu favorable. Les anciens d’AB se sont pris au jeu et visiblement certains semblent avoir à l’esprit d’utiliser Bercy comme tremplin pour redémarrer une nouvelle carrière. Les sitcomologues ne peuvent que leur souhaiter bonne chance. Toutefois, à l’instar de notre camarade sitcomologue Malbal, on aura quelques regrets : « On est loin des grands Rock’n’roll show que nous faisait Dorothée dans les 90’s. Un décor minimaliste ce qui n’allait pas de pair avec la grande salle qu’est Bercy. Faute de moyens ou de radinerie de la part du père Azoulay… Perso je pencherais plus pour la deuxième option. » Heureusement que AB rime avec cheap…

Toutefois on notera l’absence regrettable de quelques anciennes gloires d’AB. Anthony Dupray tout d’abord, qui aurait pu nous gratifier de son tube éternel « Palavas-les-Flots ». Les Jumelles aussi ont manqué à l’appel, leurs chorégraphies nous ayant clairement manqué. Quid aussi de Manuela Lopez, grande rivale d’Hélène qui aurait refusé la proposition de JLA de participer à la soirée ?

Dans le reste de la sphère AB, les réactions sont aussi plutôt positives, mais pas unanimes. Les fans de Dorothée sont pour la plupart heureux, mais certains pointent du doigt le temps réduit pour Dorothée et une faible ambiance comparée à celle de l’Olympia. En effet le choix de Bercy n’est pas sans conséquence sur l’état d’esprit du concert. La salle a une connotation symbolique dans l’esprit de Jean-Luc Azoulay : plus grosse salle de France, c’est le symbole le plus visible du succès de ses productions. Il faut rappeler que c’est Dorothée qui tient (et pour longtemps) le record des Bercy à guichets fermés.

« On s’en tape des Rippert, Roch père et fils et compagnie… On venait pour voir DO, et rien qu’elle »

Mais les folles années 90 sont lointaines et un Zénith aurait surement largement fait l’affaire. C’est ainsi que s’exprime un certain Didiboy sur le forum Absolumentdorothée : « Eh bien… mouais… Je suis déçu !!! Ce n’est que mon point de vue, et peut-être inconsciemment je m’attendais à quelques chose de grandiose comme à l’époque de 90-96, toujours est-il que je n’ai pas aimé. Une scène de la même taille que l’Olympia (donc petite pour un Bercy). La scène n’était pas tellement avancée contrairement à ce que l’on a pu entendre, mais la salle était quand même bien vide. « A cause de la neige » comme dirait Do’… Une ambiance très loin de celle que l’on a vécu à l’Olympia. Bref, une soirée qui, bien que je n’ai pas vu l’heure passer, ne m’a pas emballé du tout. »

Chez AB on a peu de moyen mais on a Bob Lornac.
Chez AB on a peu de moyen mais on a Bob Lornac.

D’autres Dor’autistes persistent dans leur critique du concert réunissant toute la communauté des fans d’AB. C’est le cas de Karine80, membre apparent de l’extrême-droite du Dor’autisme : « Sentiment mitigé pour moi… 1ère partie à oublier rapidement… On s’en tape des Rippert, Roch père et fils et compagnie… On venait pour voir DO, et rien qu’elle. 2ème partie à ne surtout pas oublier !! Quel bonheur. J’ai trouvé sa voix plus nette. Certes elle est plus rauque, mais j’adore… Ambiance folle, quoique moins qu’à l’Olympia. J’ai préféré l’ambiance de cette plus petite salle, c’était plus intime… Mais de toute façon, je suis sur un nuage d’avoir revu DO… Reviens encore… mais pourvu que JLA voit moins grand… Un zénith est parfait !! Quoiqu’il en soit… Je t’aime DO….. »

Mais la palme de l’extrémisme de ces fans qui nous filent la chair de poule revient à un certain JFD, figure du Dor’autisme. Il raconte sur le site Absolumentdorothée ses sentiments de fan éprouvé : « A chaud, au sortir du concert : mon ressenti, un mélange de joie immense, de déception et de colère. Joie immense de revoir une nouvelle fois Do’ sur scène. Une fois de plus, elle nous a ébloui par sa prestation, quasi sans faute. Une voix parfaite, une pèche terrible, un spectacle maîtrisé à la perfection alors que joué pour la première fois. Sacrée performance: Chapeau Dorothée. Déception parce qu’on nous avait promis de la « démesure » à Bercy, et là je cherche encore… Alors, certes j’étais barré au toilettes ou au bar pendant que Rollès, Rippert, Roch ou les Musclés nous asphyxiaient mais je doute avoir loupé une Shamba ou une rose métallique à ces moments-là… Déception pour l’entrée, digne d’une kermesse. Déception pour les ballets d’apprentis danseurs, pour la scène, pour les lumières, pour la mise en scène. Colère pour cette 1ere partie ridicule. Si j’ai bien compté, seulement 5 chansons chantées par Do ! Honteux. On s’est contenté de la transformer en passe-plat pour toute cette bande de has-been. Quasi mise en à mort artistique en direct pour moi. »

« C’était très bien. Très long, mais très bien. Dorothée très belle »

Heureusement, tous les fans de Dorothée sont loin de partager cette analyse. On retiendra celle de TimeBetter, lucide et enthousiaste sur le forum de Générationdorothée : « Je retiens plusieurs choses : très content de cette première partie Club Dorothée qui a beaucoup plus au monde entier sauf à certains, les gens autour de moi étaient ravis de retrouver les personnalités AB. Dorothée avait la pêche, elle donnait l’impression d’être heureuse de ce concert. J’ai particulièrement apprécié la venue des Musclés, « Merguez partie » et « La Musclada » c’était génial. « Tourterelle », j’ai failli en chialer, c’était tellement inattendu, très content. Bernard Minet a vraiment fait comprendre qu’il était heureux, ça a fait plaisir à tout le monde. Idem pour Ariane, très émouvante. Elle a bien galéré niveau voix, mais elle était trop mignonne avec ses « Tous ensemble ! » Moins bons : Christophe Rippert et Sébastien Roch qui ont, je crois, pas mal plombé l’ambiance avec leurs chansons que personne ne connaissait… La partie Hélène m’a beaucoup plût en revanche, vraie surprise. Elle était très belle, a bien chanté, « Salut ça va » a bien fonctionné contre toute attente. Concernant la seconde partie, je suis content qu’on se soit recentré sur les tubes et non plus sur l’album 2010 (…) Dorothée grande forme, bien sapée, bien coiffée, bien maquillée. Bonne ambiance sans pour autant péter le feu, peut-être un poil en dessous de l’Olympia, avec quelques regains sur « Les neiges de l’Himalaya » ou « Docteur » (…) Le gros point noir de ce concert, à mon avis, c’est sa durée : plus de 3 heures, ça a été très long. A la fin, quand j’ai entendu « Folle de vous », j’ai été soulagé, je savais que c’était la fin. Une bonne heure du concert était à amputer : la longue intro de la seconde partie, Rippert, Roch, La valise 2010 qui a endormi les gradins. Ah, autre détail : entre le début et la fin du concert, on a perdu 20% de la salle. Pas mal de gens partis pendant l’entracte, et le reste a décampé à la fin de Coup de tonnerre. Bref, c’était très bien. Très long, mais très bien. Dorothée très belle. »

Chez les fans de Trilogie d’Hélène et les Garçons, c’est sans surprise la prestation d’Hélène qui est mise en avant. On mesure la joie des fans après toutes ces années d’attente comme le décrit un certain Jonathan : « On avait hâte de voir arriver Hélène. Quand on la voit arriver, on est heureux, on se regarde et on avait tous les trois les larmes aux yeux. Ça fait quinze ans qu’on en rêvait, enfin, elle chante devant nous, on y est, on est là pour son Grand Retour !!! On a vraiment savouré les moments où elle a chanté. Le spectacle en lui-même était pas mal mais il n’y a pas eu assez d’Hélène ! »

Au final, Jean-Luc Azoulay annonce une nouvelle tournée en 2011 : « Rendez-vous au printemps comme prévu pour une tournée à travers toute la France, la Belgique et la Suisse. »
Peu y croient mais qui sait, avec AB tout est possible…

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