Pourquoi faut-il regarder la série Dreams ?

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dreams tous les joursChez les sitcomologues, le doute plane (personne malheureusement ne nous a donné un petit billet pour en parler). On prévoit pour Dreams le futur « bide » télévisuel de l’année. Pourtant, il serait idiot de boycotter la série qui remplace la désormais légendaire Hollywood Girls. Considérant le casting improbable, mêlant des artistes has-been, des anciens de real-tv et surtout une belle brochette d’ex-AB Prod’, les sitcomologues ne peuvent a priori qu’apprécier ce futur grand chef-d’œuvre nanar des 2010’s.

Parce qu’on n’est pas très originaux et qu’on aime faire comme tous les sites branchés de l’internaïd, on vous propose un top 10 des raisons de suivre la série qui démarre dès Lundi sur NRJ12.

 

10 : Parce que Dreams est la première série musicale française !

6 Janvier, notez-le.
6 Janvier, notez-le.

Allociné nous explique bien ce qui se trame ici : « Vous rêviez d’être une petite souris et d’en savoir plus sur les coulisses d’émissions de télé-crochet comme Nouvelle Star, X-Factor ou The Voice ? NRJ 12 l’a fait avec Dreams – 1 rêve, 2 vies. Dans cette nouvelle série musicale dans le plus pur style du teen soap, le public découvrira les enjeux qui se trament derrière les strass et paillettes, et surtout les drames familiaux qui vont éclabousser la vie des candidats en compétition« . JLA avait déjà tenté de nous faire découvrir le joyeux monde de la télévision avec la sitcom bidesque Studio Télé. Gageons que le résultat soit meilleur. On a en effet hâte de pouvoir entendre ici une critique du système médiatique de la Société du spectacle chère à Guy Debord. En tout cas, la bande-son envoie du dream à la pelle, écoutable ici.

9 : Parce que Dreams doit nous faire rêver…

Une stratégie marketing moderniste mais un brin foireuse (en tout cas pas pour les fans de Keen'v).
Une stratégie marketing moderniste mais un brin foireuse (en tout cas pas pour les fans de Keen’v).

C’est le but affiché du marketing qui entoure la série. Dans un contexte de crise économique, sociale et politique, Dreams doit faire rêver le peuple. Récemment, Samir Hammal parlait de la Nouvelle Star comme l’émission héritière des Lumières et de Bourdieu. Et puis n’oublions pas le fabuleux texte que JLA avait écrit pour Christophe Rippert et qui résume le but final de toute l’entreprise de JLA pour son public : « Oh, laissez-nous rêver ».

8 : Parce que ça se passe à Saint-Martin, à Love Island quoi !

Pour tous les nostalgiques des Vacances de l’Amour, retrouver Saint-Martin, ses belles plages, ses décors ensoleillés et sentir cette ambiance de plaque-tournante de la cocaïne. L’office du tourisme décrit bien les lieux : « Entre tradition et tendance, l’éventail des styles est extraordinairement large pour une île si petite. Tous les continents, toutes les cultures se rejoignent ici en un cocktail humain qui donne à St Barth son caractère unique original« . En regardant Dreams, on se prendra à rêver de (re)croiser Rudy et son taxi sillonnant les recoins de l’île, le Capitaine Oliver ivre au bar, Nico patrouillant tel un super héros contre la racaille omniprésente. La belle époque quoi.

7 : Parce que NRJ12 est la chaîne la plus nanarde depuis le TF1 de l’âge d’or…

Stéphane Joffre, figure légendaire d'AB, coupable ou génie ? Le verdict prochainement.
Stéphane Joffre, figure légendaire d’AB, coupable ou génie ? Le verdict prochainement.

Quelle autre chaîne actuellement peut se targuer d’avoir construit un univers parallèle et kitsch au possible, comme le réalise NRJ12 depuis quelques années ? Sorte de centre de tri géant de tout ce que la télévision contemporaine fait de pire, la toute-petite chaîne qui monte rassemble au travers de son « Mag » une véritable sous-culture à base de real-tv, enrichie de ses propres codes, phrases cultes et personnalités phares. Ainsi NRJ12, en diffusant Hollywood Girls (pilotée par Stéphane Joffre, ancien directeur chez AB, produite par Jérémy Michalak, ex-sitcom Le Groupe) réussit en quelque sorte à ressusciter l’esprit AB : un soap industriel imposant des comédiens amateurs (des Lofteurs entre autre) dans des situations nanardesques au possible, poussant le vice jusqu’à intégrer des anciens d’AB (Renaud Roussel notamment).

Dreams qui débarque après la fin haletante de la saison 3 d’HG, n’est certes pas du même calibre : série au format traditionnelle et non scripted-reality, l’ambition de JLA est un poil plus relevée. Mais il est certain que l’atmosphère décadente de NRJ12 planera cette-fois au-dessus de Saint-Martin.

6 : Parce que des historiques d’AB Prod’ seront bien là !

Que diable est-il arrivé à Johanna ?
Que diable est-il arrivé à Johanna ?

On le sait depuis longtemps, mais c’est un argument ô combien imparable pour un sitcomologue : difficile de résister à la tentation de voir Rochelle Redfield et Bruno le Millin dans de nouveaux personnages. Ce dernier, qu’on connaît tous sous le patronyme « Monsieur Girard », joue ici un riche homme d’affaire, papa de la future-ex star (Julia). Mais attention, il y a un mystère (de l’amour?) autour de lui : « Derrière ses apparences d’homme que rien ne peut ébranler, il cache un lourd secret ! ». Inquiétant n’est-il pas ? En espérant que ce secret ne soit pas qu’il couche avec la meilleure amie de sa fille…

De son côté, Rochelle interprète pour une fois une « Femme discrète », qui devra jouer les Armande Altaï : « Bras droit efficace d’Amanda Greyson dans l’équipe de production de Dream Star, Mary est la coach vocale des candidats« . Tout un programme. Enfin on oubliera pas la présence d’Audrey Moore, une des meilleurs biatches de l’épopée des Vacances de l’Amour.

5 : Parce qu’il y a la nouvelle génération des Mystères de l’Amour !

La « Jeune Garde » des Mystères est aussi bien présente dans le casting : Elsa Esnoult (Fanny, la pétasse), Nicolas Van Beveren (Antoine, le walking dead petit ami de Chloé) et le beau Olivier Benard (Ricardo, grand baron de la drogue). Elsa est clairement la chouchoute du moment de JLA. Sa double casquette de chanteuse/comédienne et ses atouts charmes (son boule comme disent les jeunes) font d’elle l’étoile montante de l’ère AB 2.0 (au détriment de Coralie Caulier, portée disparue).

Quant à Van Beveren, malheureusement mort dans les Mystères, il peut avoir l’occasion dans Dreams de prouver son talent aperçu dans son ancien rôle d’esclave sexuel. Enfin on retrouvera avec plaisir Olivier Benard aka le Pablo Escobar du pauvre, qui change d’univers en interprétant ici un chorégraphe.

4 : Parce qu’il y a des has been improbables !

Un casting... renversant.
Un casting… renversant.

Julie Pietri, Magalie Vaé, Nicolas Vitiello (ex-Whatfor quand même…). Mais diable comment a-t-il été possible de réunir ce beau petit monde dans un tel projet ? Julie Pietri, ex-gloire du Top 50, a raconté sa dépression durant les nineties dans un touchant article de Paris Match « J’ai voulu disparaître ». Autre cas, Magalie Vaé : salement moquée lors de sa participation dans l’émission Star Académie (avec pourtant une victoire à la clé), l’après a été très compliqué à gérer. Ces deux femmes et artistes tourmentées connaissent donc parfaitement le sujet et les problématiques de Dreams. On espère juste que Magalie Vaé n’aura pas à se contenter de jouer le rôle de la grosse rigolote. A voir donc.

3 : Parce qu’il y a Thomas de Secret Story !

On se souvient de lui, avec sa copine Benoît, les « mauvaises », tout ça. A la surprise générale, il est choisi dans la série de JLA, pour son premier rôle. A voir si il deviendra le nouveau Gérard Vivès (voire pourquoi pas un Omnès 2.0 ?) de la nouvelle génération ? En tout cas il a l’air d’y croire, et on se souviendra que dans les 90’s, JLA avait su donner sa chance à tout un tas de personnes sans grand talent.

2 : Parce que fondamentalement, on aime ce qui est cheap.

Des looks qui font rêver.
Des looks qui font rêver.

Rien que le générique pose les bases : on aura droit à un savant mélange entre nanardisme assumé et traitement sérieux, une sorte de télénovela à la française. Oui ces séries latinas que JLA aime tant sur sa chaîne IDF1. L’image est déjà ringarde, la musique pire qu’une face B d’un single de The Mess. Bref, difficile de ne pas se laisser tenter, quitte à prendre des risques, comme on lorgnerait sur un vieux pot de nutella traînant dans le placard depuis une date indéterminée.

1 : Parce que putain, c’est une série JLA !

Parce qu’il serait hérétique de ne pas voir une série de ce calibre écrite par JLA himself. Et voir le maître faire tant bien que mal sa promo sur les réseaux sociaux doit nous pousser à le suivre aveuglément.

JLA lui-même nous donne un excellent argument.
JLA lui-même nous donne un excellent argument.

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